Ma critique du spectacle de The Sounds au Club Soda le 27 octobre dernier.
Le 27 octobre dernier, les amateurs de musique avaient l’embarras du choix des spectacles à voir dans les différentes salles de Montréal. En effet, l’excellent groupe folk rock Mumford and Sons était de passage au Centre Bell, alors que la formation suédoise The Sounds donnait rendez-vous à ses fans au Club Soda. Evanescence était également en prestation au Métropolis au même moment. Bref, c’était soirée de dure décision !
Bien entendu que j’aurais aimé voir de mes yeux vu la réputée présence scénique de Mumford and Sons, en plus d’entendre live dans mes oreilles leur signature musicale aux racines profondes, passionnée et fière. Un spectacle qui, m’a-t-on dit, était à la hauteur de toute l’étendue de leur talent. Mais j’ai dû faire un choix, et voilà, entre autres, ce que j’ai manqué :
Vous l’aurez deviné, c’est que j’ai arrêté mon choix sur The Sounds, un groupe que j’ai manqué lors de leur dernier passage au Québec l’an dernier. J’attendais donc impatiemment leur retour et je ne pouvais me résigner à les manquer deux fois de suite. Bien sur, mes attentes étaient deux fois plus élevées, la présence de Mumford and Sons au Centre Bell n’aidant en rien.
Au Club Soda, cette belle salle que je fréquente trop peu souvent, c’est le quatuor torontois The Midway State qui allait donner la note d’envoie de ce spectacle qui allait être d’un ultime aplomb.
The Midway State, c’est le charisme et le talent du chanteur et pianiste Nathan Ferraro, mais c’est aussi bien plus que ça. C’est des sonorités assumées, planantes et envoûtantes, qui nous plongent dans une émotion non loin de l’euphorie. C’est une musique qui fait du bien, une célébration atmosphérique à cheval entre pop et rock alternatif.
Après la trop courte performance du groupe, l’achat de mon billet était déjà justifié.
Se faisant désirer et jouant les rock stars (ce qu’ils sont, après tout), la chanteuse Maja Ivarsson et ses quatre musiciens ont fait leur entrée sur scène au son de Dance With the Devil, le dernier extrait de l’album Something To Die For, paru en 2011. La blonde chanteuse était dans une forme édifiante, faisant littéralement de la scène son terrain de jeu. Enchaînant morceaux plus récents et vieux succès, Maja était définitivement en plein contrôle du concert, se laissant emporter par l’amour de ses fans.
Difficile de trouver un moment particulièrement fort dans la soirée, parce qu’il m’a rarement été donné de voir une performance aussi solide, du début à la fin. Néanmoins, la charismatique suédoise nous a offert un beau moment d’émotions en interprétant Night after Night, seule avec son pianiste, avant de revenir en force avec Something to die For et Living in America. La soirée s’est terminée de manière théâtrale, alors qu’elle a invité les gens à se joindre à elle sur scène. N’ayant pas besoin de plus, les fans se sont rués vers elle, immergeant la scène et les pauvres musiciens qui continuaient à jouer malgré tout. Un moment magique où plusieurs ont eu l’occasion de danser et de chanter avec Maja, qui a prouvé qu’elle sait comment conquérir une salle.
Bref, c’était l'une de ses soirées où l’on constate que dans la vie, il n’y a rien de mieux qu’un bon spectacle ! Maintenant, il me reste à espérer le retour de Mumford and Sons !
Patricia
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